Une partie de ce que dépense une caisse est un versement à une autre. C'est pourquoi on ne peut pas additionner les trois totaux.
INSEE, comptes de la Nation 2025 (tableaux 3.202, 3.205 et 3.212) : transferts courants entre administrations publiques (opération D73), versés et reçus. Ces tableaux ne disent pas qui verse à qui ; ils ne comptent pas non plus les aides à l'investissement ni les intérêts entre administrations.
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INSEE, comptes de la Nation 2025 (tableaux 3.201, 3.202, 3.205, 3.212 et 3.217, juin 2026). La colonne « Sans double compte » compte l'ensemble des administrations comme une seule : ce qu'elles se versent entre elles y disparaît. « Emprunté » est le besoin de financement de chaque caisse (son déficit au sens européen) ; un signe + indique un excédent : il n'est pas compté dans le total des ressources, qui égale alors les recettes (et dépasse les dépenses). Les cotisations de l'État sont en grande partie un montant calculé pour les retraites de ses fonctionnaires. Montants arrondis au dixième : une somme affichée peut différer de 0,1.
Seize usages et la part de chaque caisse. Chaque dépense est comptée chez la caisse qui la paie finalement. Cliquez sur une ligne (flèche à droite) pour le détail.
INSEE, « Dépenses des administrations publiques ventilées par fonction » (tableau 3.307, mars 2026), nomenclature européenne COFOG. Les intérêts de la dette sont classés ici dans un usage à part ; l'INSEE les range dans « services généraux ». Le total par usage de 2024 (1 671,8 Md€) diffère d'un milliard environ du total des dépenses 2024 publié en juin 2026 (1 672,6 Md€) : l'INSEE a révisé ses comptes entre les deux publications. Les intérêts de la dette diffèrent aussi un peu de l'étape 4 (58,9 Md€ contre 60,1 en 2024) : ici, ils sont comptés une seule fois pour l'ensemble des administrations, sans les intérêts qu'elles se versent entre elles.
Les intérêts ne remboursent pas la dette. Le déficit de chaque année vient s'ajouter à la dette.
Déficit (ou excédent) au sens du traité de Maastricht et dette au sens de Maastricht, valeur nominale, consolidée (INSEE, tableaux 3.101 et 3.102) : la somme des trois caisses égale la dette publique, aux arrondis près. Intérêts versés (opération D41), y compris entre administrations : leur somme dépasse un peu le total. La dette par habitant divise la dette de fin d'année par la population au 1er janvier suivant ; les dépenses par habitant, ailleurs dans la page, divisent par la population au 1er janvier de l'année (INSEE). Ce n'est pas ce que chacun doit.
Ici, la Sécurité sociale comprend aussi la caisse qui rembourse l'ancienne dette sociale (CADES, financée par la CRDS et une part de la CSG) et les retraites complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco). Le remboursement de la dette par la CADES apparaît comme un excédent : l'ensemble est donc proche de l'équilibre. Le « trou de la Sécu » dont on parle d'habitude désigne un autre périmètre : les régimes obligatoires de base suivis par les lois de financement de la Sécurité sociale, dont le régime général (maladie, retraites de base, famille). Nous n'avons pas encore relevé ces comptes : cette page ne donne donc pas de chiffre sur ce point.
La page du budget montre le budget de l'État tel qu'il a été exécuté. Ici, la comptabilité nationale de l'INSEE ajoute les organismes nationaux de l'État (universités, recherche, agences), ses comptes spéciaux et des montants calculés (comme les cotisations de retraite des fonctionnaires), et compte autrement les sommes reversées aux collectivités et à l'Union européenne. Les deux sont justes ; ils ne répondent pas à la même question.